Les guidesDirection artistique en vidéo IA : la bible visuelle
Direction artistique en vidéo IA : construire la bible visuelle d’un univers
Les outils changent tous les six mois. Ce qui fait tenir une série dans la durée, ce n’est pas le modèle : c’est la direction artistique, décidée avant la première génération. Sans elle, chaque plan est beau, et l’ensemble ne ressemble à rien.
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Pourquoi une bible visuelle
Un modèle d’IA tire chaque image vers sa moyenne : des couleurs saturées, une lumière flatteuse, des textures trop propres. Sans consigne fixe, vos plans dérivent chacun dans sa direction. La bible visuelle est le document qui ramène chaque génération au même univers. Elle tient sur une page, et elle ne change plus une fois la série lancée.
Fermer la palette
Choisissez cinq ou six couleurs, nommées par leur matière plutôt que par un code : c’est ainsi qu’un modèle les comprend le mieux. Le laboratoire des Archives tient tout entier dans cinq teintes :
- des panneaux blanc mat ;
- un émail bordeaux ;
- de l’acier brossé ;
- du verre de laboratoire ;
- du papier et du cuir vieillis.
Tout ce qui sort de la palette se voit immédiatement. C’est le but : une couleur parasite devient un signal d’alerte, pas un détail.
Choisir les matières une fois pour toutes
La matière trahit l’IA plus vite que la forme : un rendu plastique, une peau en résine, un métal sans usure. Décidez quelles matières existent dans votre univers, à quel point elles sont usées, et écrivez-le. Ajoutez une consigne « anti-plastique » à chaque prompt : surfaces mates, micro-relief, traces d’usage.
Un vocabulaire de lumière
Une heure du jour, une direction, une température, et une source principale identifiable : une enseigne, une fenêtre, une lampe. Gardez les mêmes mots d’un plan à l’autre. Si la lumière change, c’est que l’histoire l’exige, pas que le modèle en a décidé ainsi.
Écrire les interdits
Une bible visuelle dit aussi ce qui n’existe pas dans l’univers : les formes, les couleurs et les effets à refuser. Cette liste est souvent plus utile que la description elle-même, parce que c’est elle qui permet de jeter un plan sans hésiter.
Une planche de décor par lieu
Pour chaque lieu récurrent, préparez une planche de référence : les zones du lieu, sous plusieurs angles, dans la palette fermée. Le décor se traite comme un personnage : une image de référence, une description fixe, et aucune retouche une fois la production lancée. La méthode est détaillée dans le guide sur la cohérence d’un personnage.
Vérifier la série, pas seulement le plan
Posez régulièrement tous vos plans côte à côte, en vignettes. Un plan juste isolément peut être faux dans la série : trop chaud, trop propre, trop saturé. L’étalonnage final rapproche les plans, mais il ne rattrape pas une palette qui n’a jamais été fixée.