Les guidesPersonnage cohérent en vidéo IA : la méthode
Garder le même personnage d’un plan à l’autre en vidéo IA
Le premier défaut d’une vidéo IA n’est pas la qualité de l’image : c’est le visage qui change d’un plan à l’autre. Un nez un peu différent, une coiffure qui bouge, une blouse qui change de coupe, et le spectateur décroche. La cohérence ne se rattrape pas au montage : elle se décide avant la première génération.
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Écrire la fiche du personnage
Avant de générer quoi que ce soit, décrivez le personnage par écrit, une fois pour toutes :
- l’âge apparent et la morphologie ;
- le visage : sa forme, ses traits marquants ;
- la coiffure et sa couleur exacte ;
- la tenue complète, accessoires compris ;
- un ou deux signes distinctifs, faciles à vérifier d’un plan à l’autre.
Les signes distinctifs comptent plus que le reste : c’est eux que l’œil du spectateur suit. Sur les Archives, le narrateur se reconnaît d’abord à sa blouse blanche et au laboratoire qui l’entoure, toujours dans la même palette.
Monter un board avant d’animer
Une animation ne corrige jamais un design bancal : elle le met en mouvement. Avant d’animer un personnage qui compte, réunissez sur une seule planche :
- la vue principale ;
- une vue de dos ou de profil ;
- un gros plan du visage ;
- sa taille, à côté d’un repère ;
- les couleurs et les matières à ne surtout pas perdre.
Ce board devient la référence de toute la production. Vous n’y touchez plus : le modifier en cours de route, c’est recommencer la série.
L’image impose la forme, le texte ne fait que la décrire
Un prompt décrit une intention ; une image de référence impose une forme. Donnez toujours votre board, ou votre meilleure vue, au modèle en première image de référence. Avec du texte seul, même très précis, le modèle comprend l’idée générale et réinvente les détails : des mains qui changent, des accessoires qui disparaissent, un visage qui glisse vers un autre.
Gardez aussi un bloc de description fixe, recopié à l’identique dans chaque prompt. Seuls changent l’action, le cadrage et le décor. Un seul mot modifié dans la description peut suffire à changer un visage.
Animer à partir d’une image, une action à la fois
Pour la vidéo, partez d’une image fixe déjà cohérente et animez-la (image vers vidéo). Une vidéo demandée à partir du texte seul laisse au modèle trop de liberté sur le visage.
- Une seule action par plan. Jamais trois.
- Un plan simple quand la fidélité compte plus que le mouvement.
- Les grands mouvements de caméra déforment : gardez-les pour les plans où le personnage est loin.
- Deux angles importants ? Deux générations séparées, raccordées au montage.
Juger chaque plan contre la référence
Avant de garder un plan, comparez-le au board, pas au rendu qui vous plaît le plus : silhouette, proportions, emplacement de chaque couleur, accessoires. Ces points-là ne se négocient pas. Le réalisme a le droit d’agir sur la matière et sur la lumière, jamais sur la forme.
Un mauvais raccord coûte moins cher à regénérer tout de suite qu’à découvrir au montage.
Séparer la forme et la matière
Aucun modèle n’excelle partout. Certains respectent la consigne au millimètre mais rendent une peau lisse, presque en résine ; d’autres racontent les pores et la lumière mais prennent des libertés avec la silhouette. Sur un plan important, faites deux passes : obtenez d’abord la forme correcte, puis renvoyez cette image dans un modèle plus fort sur la matière.
Quel modèle pour quelle passe : c’est l’objet du banc d’essai du Module 01, qui compare trois modèles d’image sur le même prompt, sans retouche.
Les décors suivent la même règle
Un lieu qu’on revisite se traite comme un personnage : une fiche, une image de référence, une description fixe. Le laboratoire des Archives est construit ainsi : quatre zones, une seule palette fermée, les mêmes matières et la même lumière d’un plan à l’autre. Le guide sur la direction artistique détaille cette méthode.
Un personnage inspiré d’une œuvre existante
Qu’un modèle accepte une génération ne veut pas dire que vous avez le droit d’exploiter le personnage. Pour un projet inspiré d’une œuvre existante, partez de ses codes visuels (l’époque, la silhouette, les matières, l’ambiance) et construisez un personnage qui évoque sans copier : ni le visage, ni la coiffure signature, ni les emblèmes, ni la tenue exacte d’un personnage protégé. Ce n’est pas un conseil juridique, mais c’est la condition pour bâtir un univers qui vous appartient.